Articles Tagués ‘BDSM’

Bondage Show

Publié: 15 mars 2015 par L'épicène dans pestacle
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affiche

(pour l'accessibilité) Le Projet Miaou présente : Bondage Show ; dimanche 29 mars, 20h, à la Spam (17 rue de l'école) ; Yog, Léon, Spangle Durac, Chacha la Farouche ; Entrée libre, buffet ; Photo : Amaury Grisel ; Description : photographie d'une suspension. Cordes rouges, modèle la tête en bas, bras en arrière comme si iel volait, un pied tendu vers le plafond.
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Encore un billet repiqué sur mon ancien blog, je vous avais prévenu de ma flemme sans limites. Il date un peu, j’y parle en tant que femme ; à vrai dire, face au sexisme, être pas-un-homme peut aussi bien s’appeler comme ça.

Je veux parler de mes fantasmes, non pour ajouter à ce blog une touche croustillante, mais parce que je suis toujours surpris’ d’y retrouver toute l’étendue des violences sexistes qui existent dans la réalité. Moi qui lutte pour que les femmes obtiennent respect et conditions de vie épanouissantes, je reproduis et cultive à plaisir en mon for intérieur les violences et les injustices que je dénonce. Quelle est cette étrange contradiction ?

Sans entrer dans les détails (j’espère ne pas causer de trop cruelles déceptions) ma branlothèque personnelle semble de prime abord tout droit tirée de Sade ou de Réage. Mais une différence me paraît cruciale : chez eux, cette violence est assortie d’un discours justificateur. Rien de tel dans mes fantasmes ; la brutale dissymétrie entre mon personnage (et éventuellement d’autres femmes) et les hommes y est un donné qui non seulement n’est pas justifié mais ne saurait l’être.

Bien au contraire, l’arbitraire de la situation est dans chaque scénario un élément central, mis en valeur par la conscience exacerbée qu’en ont tous les protagonistes. En ceci mon univers diffère également de la réalité, où la plupart des violences sexistes font l’objet d’un déni global, tant de la part de leurs témoins que de leurs auteurs, et souvent de leurs victimes mêmes. À lui seul, cet arbitraire explicite fait de la violence dans mes fantasmes quelque chose de très différent des violences invisibles, légitimées ou banalisées que subissent les femmes.

Mais au fait, d’où viennent-ils, ces fantasmes ? Libido, je désire. Que désiré-je en tant que femme, qui s’apparenterait à de telles violences ? Que ce soit bien clair : rien que je veuille en réalité ; le désir n’est pas l’expression d’une volonté, il émane directement de notre expérience émotionnelle. Quelle expérience émotionnelle peut faire qu’une femme désire le genre de violences qu’elle va probablement subir dans la société ? Tout simplement son éducation de dominée, qui sert notamment à lui façonner une libido de dominée.

On nous fait désirer être ce que j’appelle la princesse, c’est à dire un objet docile livré au bon plaisir des hommes. Bien sûr, ce n’est pas ainsi que nous est présenté notre condition(nement), mais sous une forme édulcorée et assortie d’arguments variés. C’est pourtant de là, selon moi, que naissent tant mon goût pour la soumission jouée du BDSM ou celle, imaginaire, de mes fantasmes, que les dispositions grâce auxquelles une soumission bien réelle est obtenue des femmes dans la plupart des circonstances de leur vie.

Momo à tué Lulu…

Publié: 2 octobre 2014 par antoninsobel dans nos textes
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« Momo a tué Lulu » Mai 1982, rubrique faits divers du canard local, je m’arrête sur le titre, interpelé, je les connaissais bien ces deux là, ils habitent au dessus du PMU de mon vieux, couple de vieux alcolo homosexuel, dans un trip sado maso, enfin vieux, quand t’as 12 ans tout ce qui dépasse 25 ans c’est vieux. Momo, dérouille Lulu régulièrement quand il a descendu ses 6 litres de blanc, on a compris ça le jour où Momo déchiré comme un polak un soir de mariage s’est senti pousser des ailes et a commencé à mettre la main au cul des mecs autour de lui au comptoir, ça commençait à gonfler mon vieux.

D’habitude quand il virait un mec, il ouvrait la porte en grand pour le jeter sur le trottoir… Là ça s’est pas passé pareil, mon daron était en salle avec son plateau rempli de verres de vin et de Ricard quand Momo est passé derrière lui et lui a mis la main au cul… tout s’est déroulé très vite, le plateau est tombé par terre, mon vieux a chopé la main de Momo, l’a fait tourner en rond comme une toupie et l’a lâché en direction de la sortie comme on jette un freesbee… la porte étant fermée le Momo s’est éclaté la gueule sur la porte en fer, arcade sourcilière éclatée, visage en sang, on lui ouvre la porte, il se relève et sort, je vois alors que sa sacoche est restée au comptoir, je le dis à mon daron, il la prend et lui amène dehors, et là Momo lui dit, la tête en sang et un œuf sur le crâne « Merci patron, merci »…j’étais sidéré, mon vieux aussi, on a compris après et l’article le confirmait, c’était leur jeu de se faire mal à Momo et Lulu, ce soir là, quelque jours après, Momo est allé plus loin, après une énorme cuite il est rentré chez lui, Lulu était rôti aussi, il a commencé à gueuler après Momo qu’il rentrait tard et bourré, Momo a vu rouge l’a frappé comme un sourd et il a fini par le jeter dans les escaliers en béton… sa tête a heurté un coin de marche… un voisin l’a retrouvé le lendemain matin dans une flaque de sang, ça a été facile de retrouver le coupable, il y a suffit de remonter les traces de sang, jusqu’à la piaule de Momo et Lulu, les flics ont serré Momo, il était encore à moitié dans le coltard, comprenait pas ce qui lui arrivait… « Momo à tué Lulu », même lui il a du l’apprendre dans le journal…


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